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Auteur : Un journaliste est à l'égard de M. de Buffon ce que les Phidias sont à l’égard de la nature
Date et contexte : août 1766
Extrait : Journal Encyclopédique, août 1766 : recension du tome XIV de l’Histoire naturelle :
p. 22-23 : « Écrire d’une manière sublime, sur des matières grandes et relevées ; parler avec éloquence des plus belles productions de la nature ; peindre avec des traits de flamme, les cieux, les astres, les météores ; faire passer dans ses images, cette chaleur vivifiante, qui répand la fécondité dans tout ce qui nous environne ; c’est le chef-d’œuvre du génie : mais tracer avec la même sublimité les êtres les plus abjects en apparence ; ennoblir ce que la commune opinion des hommes s’est accoutumée à avilir ; donner, pour ainsi dire, des grâces aux objets les plus dégoûtants, c’est ce qu’on regardera toujours comme le dernier effort de l’esprit humain ; c’est cependant ce que M. Buffon nous offre à chaque page de son livre, et surtout dans ce 14e volume qui comprend l’histoire des singes. » |