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•Leclerc, Comte de Buffon,  HISTOIRE NATURELLE, GÉNÉRALE ET PARTICULIÉRE, AVEC LA DESCRIPTION DU CABINET DU ROI. Tome Cinquième.
•• La Chèvre et la Chèvre d’Angora.
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La Chèvre et la Chèvre d’Angora.
Quoique les espèces dans les animaux soient toutes séparées par un intervalle que la Nature ne peut franchir, quelques-unes semblent se rapprocher par un si grand nombre de rapports, qu’il ne reste, pour ainsi dire, entre elles que l’espace nécessaire pour tirer la ligne de séparation ; et lorsque nous comparons ces espèces voisines, et que nous les considérons relativement à nous, les unes se présentent comme des espèces de première utilité, et les autres semblent n’être que des espèces auxiliaires, qui pourroient, à bien des égards, remplacer les premières, et nous servir aux mêmes usages. L’âne pourroit presque remplacer le cheval ; et de même, si l’espèce de la brebis venoit à nous manquer, celle de la chèvre pourroit y suppléer. La chèvre fournit du lait comme la brebis, et même en plus grande abondance ; elle donne aussi du suif en quantité : son poil, quoique plus rude que la laine, sert à faire de très-bonnes étoffes : sa peau vaut mieux que celle du mouton : la chair du chevreau approche assez de celle de l’agneau, etc. Ces espèces auxiliaires sont plus agrestes, plus robustes que les espèces principales ; l’âne et la chèvre ne demandent pas autant de soin que le cheval et la brebis ; par-tout ils trouvent à vivre et broutent également les plantes de toute espèce,
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