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•Leclerc, Comte de Buffon,  HISTOIRE NATURELLE, GÉNÉRALE ET PARTICULIÈRE, AVEC LA DESCRIPTION DU CABINET DU ROI. Tome Dix-huitième.
•• Le Corbeau.
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Le Corbeaua. Planche II de ce volume*.
Quoique le nom de Corbeau ait été donné par les Nomenclateurs à plusieurs oiseaux, tels que les corneilles, les choucas, les craves ou coracias, etc. nous en restreindrons ici l’acception, et nous l’attribuerons exclusivement à la seule espèce du grand corbeau, du corvus des anciens, qui est assez différent de ces autres oiseaux par sa grosseurb, ses mœurs, ses habitudes naturelles, pour qu’on doive {14}lui appliquer une dénomination distinctive, et sur-tout lui conserver son ancien nom.

a C’est le Corbeau de M. Brisson, tome II, page 8. En Grec, 
 ; en Latin, Corvus ; en Espagnol, 
Cuervo ; en Italien, Corvo ; en Allemand, Rabe, Rave, Kol-Rave ; en Anglois, 
Raven ; en Suédois, Korp ; en Polonois, Kruk ; en Hébreu, Oreb ; en Arabe, 
Gerabib ; en Persan, Calak ; en vieux François, Corbin ; en Guyenne, Escorbeau 
; ses petits se nomment Corbillats et Corbillards ; et le mot Corbiner exprimoit 
autrefois le cri des Corbeaux et des Corneilles, selon Corgrave. Voyez Salerne, 
page 85. En comparant les noms qu’on a donnés à cet oiseau dans les idiomes 
modernes, on remarquera que ces noms dérivent tous visiblement de ceux qu’il 
avoit dans les anciennes langues, en se rapprochant plus ou moins de son cri. Il 
faut se souvenir que les voyageurs donnent souvent, et très-mal à propos, le 
nom de Corbeau à un oiseau d’Amérique, qui a été rapporté à l’espèce 
du vautour, tome I.er de cette Histoire des Oiseaux, page 175.
* Le dessin de 
cette planche a été fait d’après un de ces individus, dont le plumage est 
plutôt brun que noir, et qui ont le bec plus fort et plus convexe que celui 
représenté dans la planche enluminée n.º 495.
b Le corbeau est de 
la grosseur d’un bon coq ; il pèse trente-quatre ou trente-cinq onces, par 
conséquent, masse pour masse, il équivaut à trois corneilles et à deux 
freux.
 
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