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•Leclerc, Comte de Buffon,  HISTOIRE NATURELLE, GÉNÉRALE ET PARTICULIÈRE, AVEC LA DESCRIPTION DU CABINET DU ROI. Tome Dix-huitième.
•• II. Le Geai du Pérou.
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blanchâtres à leur naissance, et bruns vers la pointe, du reste fort longs et fort crochus.
Ce geai est un 
peu plus gros que le nôtre, et pourroit bien n’être qu’une variété de climat.

II. Le Geai du Pérou*.
Le plumage de cet oiseau est d’une grande beauté ; c’est un mélange des couleurs les plus distinguées, tantôt fondues avec un art inimitable, tantôt contrastées avec une dureté qui augmente l’effet. Le vert tendre qui domine sur la partie supérieure du corps, s’étend d’une part sur les six pennes intermédiaires de la queue, et de l’autre va s’unir en se dégradant par nuances insensibles, et prenant en même temps une teinte bleuâtre, à une espèce de couronne blanche qui orne le sommet de la tête. La base du bec est entourée d’un beau bleu, qui reparoît derrière l’œil et dans l’espace au-dessous. Une sorte de pièce de corps de velours noir, qui couvre la gorge et embrasse tout le devant du cou, tranche par son bord supérieur avec cette belle couleur bleue, et par son bord inférieur, avec le jaune jonquille qui règne sur la poitrine, le ventre, et jusque sur les trois pennes latérales de chaque côté de la queue. Cette queue est étagée, et plus étagée que celle du geai de Sibérie. On ne sait rien des mœurs de cet oiseau, qui n’avoit point encore paru en Europe.

* Voyez les Planches enluminées, n.º 625.
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