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•Leclerc, Comte de Buffon,  HISTOIRE NATURELLE, GÉNÉRALE ET PARTICULIÈRE, AVEC LA DESCRIPTION DU CABINET DU ROI. Tome Dix-septième.
•• La Perdrix grise-blanche.
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La Perdrix grise-blanchea.
Cette perdrix a été connue d’Aristoteb, et observée par Scaligerc, puisque tous deux parlent de perdrix blanche, et on ne peut point soupçonner que ni l’un ni l’autre ait voulu parler du lagopède appelémal-à-propos perdrix blanche par quelques-uns ; car pour ce qui regarde Aristote, il ne pouvoit avoir en vue le lagopède qui est étranger à la Grèce, à l’Asie et à tous les pays où il avoit des correspondances, et ce qui le prouve, c’est qu’il n’a jamais parlé de la propriété caractéristique de cet oiseau, qui est d’avoir les pieds velus jusque sous les doigts ; et à l’égard de Scaliger, il n’a pu confondre ces deux espèces, puisque dans le même chapitre où il parle de la perdrix blanche qu’il a mangée, il parle un peu plus bas et fort au long du Lagopus de Pline, qui a les pieds couverts de plumes et qui est notre vrai lagopèded.

a Voyez Brisson, Ornithologie, tome I, page 223.
b Jam 
enim Perdix visa est alba, et Corvus, et Passer. Aristote, de Generatione 
Animalium, lib. V, cap. VI.
c Scaliger, Exercitationes in Cardanum, 
Exercit. 59. Perdices albas et Lepores citavimus.
d Scaliger, 
ibidem.
 
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