Buffon @ web  [Accueil]
Moteur de recherche portant sur le texte
•Leclerc, Comte de Buffon,  HISTOIRE NATURELLE, GÉNÉRALE ET PARTICULIÈRE, AVEC LA DESCRIPTION DU CABINET DU ROI. Tome Dix-septième.
•• III. L’Argus ou le Luen.
|<      <      Page 361      >      >|
Aller à la page
ainsi le faisan blanc de nos pays froids ou de la Tartarie, ayant passé dans les provinces septentrionales de 
la Chine, est devenu le faisan noir et blanc de cet article, lequel aura pris plus de grosseur que le faisan 
primitif ou de Géorgie, parce qu’il aura trouvé dans ces provinces une nourriture plus abondante ou plus 
analogue à son tempérament ; mais qui porte l’empreinte du nouveau climat dans son port, son air, sa forme 
extérieure, semblable au port, à l’air, à la forme extérieure du tricolor huppé de la Chine, et qui a 
conservé du faisan primitif la bordure rouge des yeux, laquelle même a pris en lui plus d’étendue et de 
volume, sans doute par les mêmes causes qui l’ont rendu lui-même plus gros et plus grand que le faisan 
ordinaire.

III. L’Argus ou le Luen.
On trouve au nord de la Chine une espèce de faisan, dont les ailes et la queue sont semées d’un très-grand nombre de taches rondes semblables à des yeux, d’où on lui a donné le nom d’Argus ; les deux plumes du milieu de la queue sont très-longues, et excèdent de beaucoup toutes les autres : cet oiseau est de la grosseur du dindon ; il a sur la tête une double huppe qui se couche en arrièrea.

a Voyez les Transactions Philosophiques, tome LV, page 88, planche 
III. 
|<      <      Page 361      >      >|
Aller à la page
Créer son extrait avec MonPDF Marquer cette page avec votre compte ICEberg+

Directeurs de publication : Pietro Corsi (Oxford University), Thierry Hoquet (Université de Nanterre - Paris X)
Réalisation : plateforme technologique du CRHST-CNRS (ICEberg-db v.3.0.1/S. Pouyllau) ; Hébergement : Centre de Calcul de l'IN2P3-CNRS.