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•Leclerc, Comte de Buffon,  HISTOIRE NATURELLE, GÉNÉRALE ET PARTICULIÈRE, AVEC LA DESCRIPTION DU CABINET DU ROI. Tome Dix-septième.
•• II. L’Outarde d’Afrique.
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mais du moins il n’auroit pas dû la confondre avec les gallinacés dont elle diffère par des traits si 
frappans, ainsi que je l’ai fait voir à l’article de l’outarde.

II. L’Outarde d’Afrique.
C’est celle dont M. Linnæus fait sa quatrième espèce, elle diffère de l’outarde d’Arabie par les couleurs du plumage ; le noir y domine, mais le dos est cendré et les oreilles blanches. Le mâle a le bec et les pieds jaunes, le sommet de la tête cendré, et le bord extérieur des ailes blancs ; mais la femelle est par-tout de couleur cendrée, à l’exception du ventre et des cuisses qui sont noires comme dans l’outarde des Indesa. Cet oiseau se trouve en Éthiopie, selon M. Linnæus ; et il y a grande apparence que celui dont le voyageur le Maire parle sous le nom d’autruche volante du Sénégalb, n’est pas un oiseau différent : car, quoique ce Voyageur en dise peu de chose, ce peu s’accorde en partie et ne disconvient en rien avec la description

a Linnæus, Syst. nat. edit. X, pag. 155.
b Voyage de le 
Maire aux îles Canaries, Cap-verd, Sénégal, etc. Paris, 1695, page 106.
 
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