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•Leclerc, Comte de Buffon,  HISTOIRE NATURELLE, GÉNÉRALE ET PARTICULIÈRE, AVEC LA DESCRIPTION DU CABINET DU ROI. Tome Seizième.
•• Le Scops ou petit Duc.
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Le Scopsa ou petit Duc. Voyez les planches enluminées, n.º 436 ; et la pl. XXIV de ce volume.
Voici la troisième et dernière espèce du genre des Hiboux, c’est-à-dire, des oiseaux de nuit qui portent

a En Grec,  ; en Latin, Asio ; en 
Italien, Zivetta ou Zuetta, Alochavello, Chivino ; en Allemand, Stokeule ; en 
Polonois, Sowka ; en Anglois, Little horn-owl. Scops Aldrovandi. Avi. tom. I, 
pag. 530. — Huette ou Hulotte ou Chouette, nommée par aucuns, Petit Duc. 
Belon, Hist. nat. des Oiseaux, page 141. Et Portraits d’oiseaux, page 27. — 
Noctua minor, noctua aucuparita. Scops Plinii. Rzac. Hist. nat. Pol. pag. 288. 
Noctua minor. Scops Aldrovandi. Rzac. Auct. Hist. nat. Pol. pag. 398. — Scops 
Aldrovandi. Willulghby, Ornith. p. 65, tab. XII. — Le petit Duc. Pl. XXXVII, 
fig. 1. Ornith. Brisson, tome I, page 495. — The short eared owl. Le Hibou à 
oreilles courtes. Britisch Zoology, pl. B 3 ; et pl. B 4, fig. 2. Nota. C’est 
pour ne rien omettre et pour tout indiquer, que je cite ici la Zoologie 
Britannique ; car cet ouvrage, dont le principal mérite consiste dans les 
planches, est même à cet égard encore très-défectueux : par exemple, les 
aigrettes des hiboux, qui ne sont composées que de plumes, y sont 
représentées comme si c’étoit de vraies oreilles de chair, etc..… De 
même il est dit dans le texte que le hibou à oreilles courtes a treize pouces 
et demi Anglois de longueur, ce qui fait plus de douze pouces et demi de France 
: or ce même oiseau n’a que sept pouces et demi tout au plus ; ainsi c’est 
probablement le moyen duc, que l’Auteut aura pris pour le petit duc ; et ce 
qui prouve encore son peu de connoissance et d’exactitude, c’est d’avoir 
également indiqué ce même oiseau dans les planches B 3 et B 4, fig. 2. On 
voit, au premier coup d’œil, que ce ne doit pas être le même oiseau, 
puisque la figure représentée dans la planche B 4, fig. 2, est d’un tiers 
plus petite que celle qui est représentée dans la planche B 3, et que le moyen 
duc qui est représenté dans la planche B 4, fig. 1, n’est pas plus grand que 
le petit duc, B 4, fig. 2 : or le moyen duc ayant, comme le dit Willulghby, 
quatorze pouces et demi ; si le petit duc en avoit treize et demi, comme le dit 
l’Auteur de la Zoologie Britannique, pourquoi ne pas appuyer sur ce fait et 
relever l’erreur de ceux qui ne lui donnent que sept pouces ? ou bien dire 
qu’en Angleterre les petits ducs sont plus gros qu’ailleurs, ou bien encore 
que c’est une espèce particulière à la Grande-Bretagne : cela valoit bien 
la peine d’être discuté ; mais cet Auteur ne discute rien, ne dit rien de 
nouveau, ni même rien de moderne, car il paroît ignorer beaucoup de choses qui 
ont été dites avant lui sur les sujets qu’il traite. L’ouvrage de M. 
Edwards est infiniment meilleur ; car indépendamment de ce que les dessins et 
les planches coloriées sont plus correctes, c’est que ses descriptions sont 
plus exactes, ses comparaisons plus justes, et que par-tout il paroît avoir une 
pleine connoissance de ce qui a été fait avant lui sur les objets qui ont 
rapport à ceux qu’il nous présente. 
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