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•Leclerc, Comte de Buffon,  HISTOIRE NATURELLE, GÉNÉRALE ET PARTICULIÈRE, AVEC LA DESCRIPTION DU CABINET DU ROI. Tome Seizième.
•• L’Orfraie.
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L’Orfraiea. Voyez les planches enluminées, n.os 112 et 415.
L’Orfraie, Ossifraga (pl. III), a été appelé par nos Nomenclateurs le grand Aigle de merb. Il est en effet à peu près aussi grand que le grand aigle ; il paroît même qu’il a le corps plus long à proportion, mais il a les ailes plus courtes ; car, l’orfraie a jusqu’à trois pieds et demi de longueur, depuis le bout du bec à l’extrémité des ongles, et en même temps il n’a guère que sept pieds de vol ou d’envergure ; tandis que le grand aigle qui n’a communément que trois pieds deux ou trois pouces de longueur de corps, a huit et jusqu’à neuf pieds de vol. Cet oiseau est d’abord très-remarquable par sa grandeur, et il est reconnoissable, 1.º par la couleur et la figure de ses ongles, qui sont d’un noir brillant et forment un demi-cercle entier ; 2.º par les

a En Grec,  ; en Latin, 
Ossifraga ; en Italien, Aquilastro anguista barbata ; en Allemand, Grosser hasen 
ahr ; en Silésie, Skast ; en Polonois, Orzel-Lomignat ; en Anglois, Osprey ; en 
vieux François, Orfraye, Offraie, Freneau, Bris-os, Osfrague, Orfraie. Les 
Anciens lui ont donné le nom d’ossifrague, parce qu’ils avoient remarqué 
que cet oiseau cassoit avec son bec les os des animaux dont il fait sa 
proie.
b Le grand aigle de mer. Brisson, tome I, page 437. — 
Orfraie ou ossifrague. Description du cap de Bonne-espérance, par Kolbe, tome 
III, page 140.
 
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