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•Leclerc, Comte de Buffon,  HISTOIRE NATURELLE, GÉNÉRALE ET PARTICULIÈRE, AVEC LA DESCRIPTION DU CABINET DU ROI. Tome Seizième.
•• L’Émérillon.
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L’Émérillona. Voyez les planches enluminées, n.º 468 ; et planche XIX de ce volume.
L’oiseau dont il est ici question, n’est point l’émérillon des Naturalistes, mais l’émérillon des Fauconniers, qui n’a été indiqué ni bien décrit par aucun de nos Nomenclateurs, cependant c’est le véritable émérillon dont on se sert tous les jours dans la fauconnerie, et que l’on dresse au vol pour la chasse ; cet oiseau est, à l’exception des pie-grièches, le plus petit de tous les oiseaux de proie, n’étant que de la grandeur d’une grosse grive, néanmoins on doit le regarder comme un oiseau noble, et qui tient de plus près qu’un autre à l’espèce du faucon ; il en a le plumageb, la forme et l’attitude ; il a le même naturel, la même docilité, et tout autant d’ardeur et de courage : on peut en faire un bon oiseau de chasse pour les alouettes, les cailles, et même les perdrix qu’il prend et transporte,

a En Grec, 
, quod omni 
tempore appareat ; en Latin, æsalo ; en Italien, Smerlo ou Smeriglio ; en 
Allemand, Myrle ou Smyrlin ; en Pologne, Orzemlik ; en Anglois, Merlin ; en 
Écosse on appelle le mâle, Jack ; en vieux François, Loyette ; en quelques 
provinces de France, Passetier, Preneur de Passe ou Passerets. — The Merlin. 
Britisch Zoology, planche A 12. — Frisch, tome I, page 89.
b Nota. 
Il ressemble en effet par les nuances et la distribution des couleurs au 
faucon-sors. 
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