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•Leclerc, Comte de Buffon,  HISTOIRE NATURELLE, GÉNÉRALE ET PARTICULIÈRE, AVEC LA DESCRIPTION DU CABINET DU ROI. Tome Quinzième.
•• XII. Le Sanglier du Cap-verd.
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XII. Le Sanglier du Cap-verd.
Il y a dans les terres voisines du Cap-verd un autre cochon ou sanglier, qui par le nombre des dents et par l’énormité des deux défenses de la mâchoire supérieure, nous paroît être d’une race et peut-être même d’une espèce différente de tous les autres cochons, et s’approcher un peu du babiroussa : ces défenses du dessus ressemblent plus à des cornes d’ivoire qu’à des dents, elles ont un demi-pied de longueur et cinq pouces de circonférence à la base, et elles sont courbées et recourbées à peu près comme les cornes d’un taureau : ce caractère seul ne suffiroit pas* pour qu’on dût regarder ce sanglier comme une espèce particulière ; mais ce qui semble fonder cette présomption, c’est qu’il diffère encore de tous les autres cochons par la longue ouverture de ses narines, par la grande largeur et la forme de ses mâchoires, et par le nombre et la figure des dents mâchelières ; cependant nous avons vu les défenses d’un sanglier, tué dans nos bois de Bourgogne, qui approchoient un peu de celles de ce sanglier du Cap-verd, ces défenses avoient environ trois pouces et demi de long sur quatre pouces de circonférence à la base, elles étoient contournées comme les cornes d’un taureau, c’est-à-dire, qu’elles avoient une double courbure, au lieu que les défenses ordinaires n’ont

* Voyez la description de la tête de cet animal, Tome XIV, page 409.
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