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•Leclerc, Comte de Buffon,  HISTOIRE NATURELLE, GÉNÉRALE ET PARTICULIÉRE AVEC LA DESCRIPTION DU CABINET DU ROI. Tome Douzième.
•• La Grimme.
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La Grimme.
Cet animal n’est connu des Naturalistes que sous le nom de Chèvre de Grimma, et comme nous ignorons celui qu’il porte dans son pays natal, nous ne pouvons mieux faire que d’adopter cette dénomination précaire. On trouve une figure de cet animal dans les Éphémérides d’Allemagneb, qui a été copiée dans la collection Académiquec ; le Docteur Herman Grimm, est le seul avant nous qui en ait parlé, et ce qu’il en dit a été copié par Ray, et ensuite par tous ceux qui ont écrit sur la Nomenclature des animaux : quoique sa description soit incompletted, elle désigne deux caractères si marqués,

a Capra sylvestris Africana Grimmii. Ray. syn. anim. pag. 
80.
Tragulus in medio capite fasciculum pilosum erectum gerens.… Tragulus 
Africanus. Le Chevrotain d’Afrique. Briss. reg. anim. pag. 97.
Grimmia capra 
capite fasciculo tophoso, cavitate infra oculos. Linn. syst. nat. edit. X, pag. 
70.
b Ephem. Nat. Cur. an. 14, obs. 57.
c Collect. 
Académ. tome III, pl. XXVI.
d Sur une espèce de Chèvre sauvage 
d’Afrique, par le D.r Herman-Nicolas Grimm. J’ai vu en Afrique dans un 
château près du cap de Bonne-espérance, une espèce de Chèvre sauvage fort 
singulière ; sa couleur est cendrée, un peu obscure ; elle a sur le sommet de 
la tête une touffe de poils droits et élevés, et entre chaque narine et 
l’œil une cavité dans laquelle il se fait un amas d’une humeur jaunâtre, 
grasse et visqueuse, qui se durcit et devient noire avec le temps, et dont 
l’odeur participe de celle du Castoreum et du Musc ; lorsqu’on a enlevé 
cette matière, il s’en reproduit de nouvelle qui se durcit de même à 
l’air ; et je me suis bien assuré que ces cavités n’avoient aucune 
communication avec les yeux, et que l’humeur épaissie qu’elles contenoient 
étoit différente de celle qui s’amasse dans le grand angle de l’œil des 
cerfs et de quelques autres animaux : cette matière a sans doute ses vertus et 
ses propriétés, qui doivent être fort différentes des larmes du cerf. 
Éphémér. des curieux de la Nature, decad. II, ann. 4, 1686, Obs. 57. 
Collection Académique. Dijon, 1755, tome III, page 696, fig. pl. XXVI. Nota. Le 
toupet élevé ou plutôt la longue gerbe de poil que l’on voit dans cette 
figure au-dessus de la tête de cet animal paroît exagérée par le 
dessinateur.
 
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