Cte DE BUFFON à
M. L’ABBÉ DODUN
- Date :
12 août 1782 - Lieu :
Montbard
LETTRE CCCCXCII
A M. L’ABBÉ DODUN.
Montbard, ce 12 août 1782.
Vous pouvez, monsieur, prendre quand il vous plaira auprès du sieur Lucas le quartier de la
pension de l’abbé de Saint-Belin1 ; je vais lui écrire de vous remettre ces 150
livres dès que vous les lui demanderez.
J’ai l’honneur de vous envoyer ci-joint une lettre de M. l’abbé Meynier à qui l’abbé de
Saint-Belin doit 48 livres par un billet qui est entre les mains du père procureur des
Bénédictins de Nîmes. Je viens d’écrire au sieur Ponthier, receveur de l’Évêché, de payer ces
48 livres en retirant le billet que je le prie de me renvoyer ; gardez cette lettre en
attendant et prévenez l’abbé de Saint-Belin que nous avons payé cette dette.
Recevez les assurances de l’estime et de l’amitié que je vous ai vouées et les sentiments de
tout l’attachement avec lequel j’ai l’honneur d’être, monsieur, votre très humble et très
obéissant serviteur.
Cte DE BUFFON.
(Inédite. — Archives nationales.)
Notes de l'édition originale :
1 La correspondance de Buffon avec l’abbé Dodun établit qu’après avoir payé les
dettes de son beau-frère, sans même l’en avoir prévenu, Buffon avait généreusement ajouté une
pension à celle que l’abbé de Saint-Belin touchait sur le diocèse de Nîmes. Ce fut toujours, au
surplus, la manière d’agir de Buffon, bienfaiteur de sa famille, comme il l’était, à Montbard
et à Buffon, des ouvriers et des nécessiteux.
LETTRE CCCCXCII